Chronique d’une victoire annoncée pour la droite italienne aux législatives

À la veille du scrutin législatif du 25 septembre, un nom fait la Une de la presse, bien au-delà des frontières du pays, celui de Giorgia Meloni, la cheffe de Fratelli d’Italia. Le parti post-fasciste est en tête des intentions de vote avec 25% des suffrages, devant le Parti démocrate. Le parti a pris le leadership de la coalition de droite devant La Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia de Silvio Berlusconi. Cette coalition pourrait remporter plus de 60% des sièges du Parlement.

La poussée est spectaculaire. De 4,3% aux législatives de 2018, Fratelli d’Italia pourrait passer à 24%-25% des voix ce dimanche. Cela ne signifie aucunement qu’un quart des électeurs italiens regrettent Mussolini, mais il est difficile de faire abstraction des racines du parti.

En 1996, Giorgia Meloni expliquait, dans un reportage de nos confrères de France 3, que Benito Mussolini avait été « un bon politicien ». « Tout ce qu’il a fait, il l’a fait pour l’Italie et on ne trouve pas cela chez les politiciens qu’on a eus ces 50 dernières années », déclarait la jeune militante.

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La première fracture, et non des moindres, concerne l’Union européenne. Troisième économie des 27, l’Italie est aussi dans le top 10 des puissances mondiales. Et si Forza Italia, en tant que membre du PPE, le Parti populaire européen à Bruxelles, est au cœur et aux origines de la construction européenne, les deux autres sont clairement du côté des gouvernements nationalistes et illibéraux.


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