« La Chronique des Bridgerton » ou Jane Austen avec du champagne

Par Marion Miclet
·1 min de lecture
BRIDGERTON (L to R) PHOEBE DYNEVOR as DAPHNE BRIDGERTON and RUTH GEMMELL as LADY VIOLET BRIDGERTON in episode 101 of BRIDGERTON Cr. LIAM DANIEL/NETFLIX © 2020
BRIDGERTON (L to R) PHOEBE DYNEVOR as DAPHNE BRIDGERTON and RUTH GEMMELL as LADY VIOLET BRIDGERTON in episode 101 of BRIDGERTON Cr. LIAM DANIEL/NETFLIX © 2020

Les enfants de la télé ont-ils été sages cette année ? Assurément ! La showrunner Shonda Rhimes, dont les solides succès pour la chaîne ABC (Grey's Anatomy, Scandal, How to Get Away with Murder) lui confèrent la réputation de « tout ce qu'elle touche se transforme en or », nous dévoile sa dernière création le jour de Noël. Étant donné que cela fait trois ans qu'on l'attendait, l'anticipation est à son comble. La Chronique des Bridgerton est, en effet, la première série produite par sa société Shondaland sous la bannière de Netflix, depuis la signature en 2017 d'un accord d'exclusivité entre la plateforme de streaming et l'Américaine autrice du livre? Comment dire oui a changé ma vie.

Ce lancement à Noël inscrit le feuilleton de huit épisodes dans la tradition festive desChristmas specials télévisés, que les Britanniques dévorent chaque année entre le rôti et les fruits confits. Justement, la série nous transporte à Londres en 1813, à l'époque de la Régence. La Chronique des Bridgerton est une adaptation (par le scénariste Chris Van Dusen) de la collection éponyme signée Julia Quinn, une des reines actuelles des romans historiques à l'eau de rose. L'écrivaine, traduite dans près de trente langues, n'a pas pour ambition de révolutionner le genre austenien : ses ouvrages retracent le parcours amoureux d'héroïnes qui tentent de s'épanouir dans les limites strictes imposées par la société de l'époque. Qu'est-ce que cela donne transposé à l'écran par la puissant [...] Lire la suite