Christophe Castaner photographié en discothèque : la soirée qui tombe mal

Jean-Michel Décugis, Valérie Hacot et Nathalie Schuck
« J’ai rejoint une soirée, dans un cadre totalement privé, entre 23h30 et deux heures du matin », a répliqué fermement Christophe Castaner

Le ministre de l’Intérieur a été photographié samedi soir dans une discothèque branchée, après la 17e journée de mobilisation des Gilets jaunes.

Une faute politique dans le contexte de la révolte des Gilets jaunes, qui invite tous les responsables publics à la sobriété et à l’exemplarité ? Dans la nuit de samedi à dimanche, peu avant minuit, après la dix-septième journée de mobilisation des protestataires qui a rassemblé de source officielle 28 000 personnes, le « premier flic » de France participait à une soirée bien arrosée en galante compagnie. Et ce, dans une discothèque très branchée de la capitale, le Noto, située non loin du ministère de l’Intérieur (Paris VIIIe).

Las, Christophe Castaner se fait alors flasher par la patrouille. Des photos sont captées et vendues aux hebdomadaires people Closer et Voici, qui en font leur Une ce vendredi.

« Il s’agit de ma vie privée et de ma famille, qui peut être respectée. J’ai rejoint une soirée, dans un cadre totalement privé, entre 23h30 et deux heures du matin », réplique fermement Christophe Castaner auprès de notre journal, outré que sa vie personnelle puisse être étalée en place publique. A Matignon, on est sur la même ligne. « Aucun commentaire sur la vie privée et totale confiance dans l’action du ministre », balayait ce jeudi soir l’entourage d’Edouard Philippe.

«Une faute professionnelle quand vous êtes 1er flic de France»

Dans les milieux policiers, cependant, on tousse sur la question de l’exemplarité. « C’est une faute professionnelle quand vous êtes premier flic de France. Samedi, on demandait aux policiers et aux gendarmes une mobilisation sans précédent sur les Gilets jaunes et nous allons être la risée de tous ! », s’indigne un responsable policier. « Les syndicats ne bougeront pas, à part peut-être certains minoritaires. Mais c’est une vraie connerie. Difficile d’être crédible et audible après », renchérit un syndicaliste.

Au sein des cabinets ministériels, on fronce aussi les sourcils. « On a changé de monde, (...)

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