Mort de Christophe Balaÿ, un passionné de la littérature de l'Iran contemporain

Linguiste, spécialiste de lettres iraniennes, traducteur de C’est moi qui éteins les lumières de Zoya Pirzad et de L’homme qui tua son désir de Sadeq Hedayat, Christophe Balaÿ s’est éteint à l’âge de 73 ans.

Linguiste, éminent spécialiste de la langue et la civilisation persanes, Christophe Balaÿ fut professeur de persan à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), à Paris. Sa disparition, survenue le 31 juillet des suites d’une longue maladie, a profondément peiné des générations d’étudiants français qui ont appris la langue de Hafiz et d’Omar Khayyam sous son égide, en s'appuyant sur son incontournable Manuel du persan, publié aux éditions de L’Asiathèque. Plus récemment, il avait fait paraître un volume 2 intitulé Lectures persanes, composé de textes littéraires et de textes de presse écrits en persan, du milieu du XIXe siècle jusqu’à nos jours.

Le professeur Balaÿ ne se contentait pas d’enseigner la langue. Si sa mort a été ressentie avec tant d’émotion, c’est parce que, comme l’expliquent ses anciens étudiants, l’homme avait su faire de l’enseignement de la langue un véritable art initiatique, l’initiation aux complexités d’une société et d’une civilisation, en l’occurrence la civilisation persane que le défunt considérait comme « le plus cultivé du Moyen-Orient ».

Pensionnaire à l’Ifri

(2) Les romans et les nouvelles iraniennes traduits par Christophe Balaÿ sont disponibles aux éditions Zulma, L’Inventaire et Buchet-Chastel.


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