« Les Choses que nous avons vues » : Hanna Bervoets nous plonge de l'autre côté du miroir

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La Néerlandaise Hanna Bervoets inaugure le catalogue d'une nouvelle maison d'édition prometteuse, Le Bruit du Monde, avec Les Choses que nous avons vues.  Des choses que la protagoniste du livre se passerait bien de regarder. Mais la jeune femme fait partie de cette nouvelle armée de l'ombre du Web, ceux et celles que l'on surnomme les modérateurs ou encore les « éboueurs » de la toile. En termes plus choisis, on parle d'évaluation de contenu. Ce qui consiste crûment à regarder des heures durant des images à caractère offensant ou pas, à les sélectionner selon les règles de la compagnie Hexa qui refuse par ailleurs que son nom soit divulgué à l'extérieur, et à rentrer chez soi tranquillement la tête farcie de chair, de sang et de feu.

« La photo de quelqu'un qui jette son chat par la fenêtre est toujours autorisée, on a le droit de souhaiter la mort d'un pédophile, un enfant dénudé on laisse sauf si l'image illustre la Shoah… » Au fond, un Etat dans l'Etat qui applique ses propres règles. Des cadences de travail infernales, une omerta suspecte, bienvenue dans le monde des réseaux sociaux. On a une pensée peu charitable pour notre ami/ennemi Mark Zuckerberg qui pendant la pandémie avait décidé de réduire le salaire des employés qui avaient choisi opté pour le télétravail sur le long cours, quittant lors la Californie, siège de l'empire Facebook pour aller s'installer dans des États de l'Amérique où la vie était moins chère…

Un océan d'images dérangeantes

Hanna Bervoets, lauréa...


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