Le chorégraphe Gregory Maqoma propose une version chantée et dansée du "Boléro" de Ravel au festival de Marseille

Odile Morain

C'est avec beaucoup d'émotion et d'énergie que le festival de Marseille (14 juin- 6 juillet) lance sa nouvelle édition. Sur la scène du théâtre de la Criée, les danseurs et les chanteurs de la compagnie sud-africaine de Gregory Maqoma s'emparent du célèbre Boléro de Ravel. Transe, danse et chants, en ombre et lumière, l'envoûtement est total.

Un grand classique qui traverse les frontières

Figure de proue de la danse sud-africaine, Gregory Maqoma imagine une pièce chorale qui réussit la symbiose de la voix et du corps. Il revisite avec neuf danseurs et quatre chanteurs l’un des chefs-d’œuvre du répertoire classique occidental. Au rituel guerrier s'ajoutent les chants a cappella des zoulous sur un rythme de beatbox.

Ce sont deux mondes soit-disant séparés mais qui ont tellement de choses à se raconter

Jan Goosens

Directeur du Festival de Marseille

Un Boléro pour les morts

Des danses traditionnelles au style urbain, l'écriture chorégraphique de Gregory Maqoma embarque le spectateur au-delà de l'océan. Du destin tragique des esclaves noirs aux Etats-Unis aux nombreuses famines sur le continent africain, sans oublier les guerres et les massacres, Le Boléro de Gregory Maqoma devient un peu une danse des morts. Il signe une épopée exaltante où les mouvements d'ensemble donnent corps à une même peur universelle : celle de la fin de l'Homme.

"Cion : Le requiem du Bolero de Ravel" de Gregory Maqoma jusqu'au 16 (...)

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