Choix. La Hongrie, eldorado des vaccins orientaux

Heti Világgazdaság (Budapest)
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Seul pays de l’Union européenne à parier à la fois sur le vaccin russe Spoutnik V et le chinois Sinopharm face au coronavirus, la Hongrie adopte une stratégie aussi périlleuse que politiquement motivée à un an des élections, dénonce HVG.

“Sommes-nous devenus le terrain d’expérimentation des vaccins de l’Est ?” s’interroge en une l’hebdomadaire HVG qui consacre un dossier à ce sujet. La Hongrie est le seul pays de l’Union européenne à utiliser le vaccin Spoutnik V (deux millions de doses commandées à Moscou) et à se fier au chinois Sinopharm, dont 550 000 premières doses sont arrivées mardi 16 février à l’aéroport de Budapest. “Demandez conseil à votre médecin concernant les risques et les effets secondaires”, ironise HVG à travers un méli-mélo de caractères orientaux, manière d’illustrer le flou entourant ces vaccins.

“Pas n’importe quoi dans le bras”

Malgré les 91,6 % d’efficacité de Spoutnik V et le succès de Sinopharm en Serbie, HVG, dans son éditorial au vitriol, affirme que la population hongroise n’est pas prête “à accepter n’importe quelle piqûre dans le bras”.

Depuis qu’Orbán a fait venir le vaccin russe en Hongrie, ceux qui trépignaient d’impatience sont désormais circonspects. Ceux qui ont reçu une invitation mais refusent le Spoutnik se retrouvent en bout de file. Si le russe ne convient pas, alors ce sera le vaccin chinois. Ou le turc, car les murs de Buda se préparent à accueillir l’opium d’un autre dictateur, Erdogan.”

Après la Russie et la Chine, la Hongrie annonçait en effet début février vouloir mobiliser des scientifiques afin d’

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