Les choix culture du « Point » : Jack London sur Netflix, une rappeuse qui brûle et le vrai Bambi

Par Valérie Marin La Meslée, Christophe Ono-dit-Biot, Sophie Pujas, Anne-Sophie Jahn
·1 min de lecture

Jack London sur Netflix

Qu'en aurait pensé Jack London ? Victor Genovés, un grand patron de presse, de nos jours, à Madrid, reçoit une lettre signée des « Spadassins de Midas ». Très courtoisement tournée, elle lui demande de bien vouloir leur régler la somme de 50 millions d'euros en 10 versements. Tant qu'il n'obtempère pas, un(e) innocent(e) mourra. Il refuse. Et un innocent meurt, écrasé par un chauffard. Il avertit la police. Qui rame devant l'habileté de ces mystérieux « spadassins ». Il faut dire que, dans la mythologie, Midas transformait tout ce qu'il touchait en or. Les meurtres, eux, continuent, sous l'apparence d'accidents aussitôt noyés dans les flots de l'actualité. Plutôt chaude : d'un côté, le propre journal de Victor vient de sortir un énorme scoop lié à des ventes d'armes à la Syrie, et de l'autre, la rue est en ébullition à la suite des émeutes sociales type Gilet jaune, antisystème, antimédias, antiriches. Tout ce qu'incarne Victor Genovés. Pourra-t-il tenir ? Refuser de payer ? Et pour quoi, d'ailleurs ? Quel est le plan secret de ces « spadassins » ultraconnectés et qui semblent frapper où ils veulent ? Coup pour coup, c'est Colombo qui rencontre La casa de papel, Seven dans la secte des Assassins. C'est surtout l'adaptation, contemporaine, sexy, espagnole, machiavélique, d'un bref récit de Jack London, The Minions of Midas, paru en 1900. Disponible en français aux éditions Libertalia (80 p., 7 ?) sous le titre français de la série sur [...] Lire la suite