Les choix culture du « Point » : Cruella façon punk ou scène de ménage à trois ?

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Emma Stone, sensationnelle Cruella.
Emma Stone, sensationnelle Cruella.

Une femme, deux hommes, une scène : la merveille Music Hall

Dans un décor irréel ? une scène encadrée de simples voilages blancs ?, trois silhouettes sculpturales se livrent à une drôle de chorégraphie qui arrache des rires à la salle. Les corps sont souples, déliés et sublimes, ils sont aussi, bizarrement, un peu grotesques? Elle (la Fille) est une meneuse de revue entre deux âges, chantant désormais dans des salles vides et s'accrochant, vaille que vaille, aux souvenirs de sa gloire passée. Eux (les Boys, qui l'accompagnent) font encore mine d'y croire, de danser et d'interpréter leur rôle, mais le c?ur n'y est plus. Dans cette pièce de Jean-Luc Lagarce, formidablement mise en scène par Gysleïn Lefever, il est question de temps qui passe, de spectateurs qui désertent et de tournées sans fin, il est question de cet exercice périlleux qui consiste à monter sur scène pour y chercher l'amour d'un public anonyme, ce public qui peut vous applaudir, vous crucifier ou, pire, vous ignorer. En ces temps de déconfinement, la mise en abîme est évidemment saisissante. Dans ce Studio Théâtre tellement intime, entre ces spectateurs qui reviennent au théâtre pour la première fois et ces acteurs de la Comédie-Française qui n'ont pas joué devant un public depuis plus d'un an, quelque chose de poignant se passe. On rit, on pleure, on fait un triomphe à ces comédiens inouïs et on applaudit, aussi, à la nécessité absolue du spectacle vivant.

Music Hall, avec Françoise Gillard [...] Lire la suite

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