“Choc alimentaire” : le Malawi va recevoir une aide exceptionnelle du FMI

PHOTO ANDREW RENNEISEN/Getty Images via AFP

Le Malawi est devenu le premier pays à faible revenu à recevoir un financement du Fonds monétaire international (FMI) pour faire face à l’envolée mondiale des prix des denrées alimentaires, rapporte Bloomberg.

Le petit pays d’Afrique du Sud-Est recevra 88,3 millions de dollars (environ 85,5 millions d’euros) de l’institution internationale pour “répondre aux besoins urgents de la balance des paiements et atténuer les conséquences du choc alimentaire”, selon un communiqué du FMI cité par le site d’informations économiques américain.

Ce financement a été accordé dans le cadre du mécanisme appelé “Food Shock Window” (“Fenêtre de choc alimentaire”), créé dans le but de répondre aux besoins financiers liés à la crise alimentaire mondiale. Le FMI a introduit cette disposition en septembre dernier, pour une durée d’un an.

La guerre en Ukraine a en effet engendré une forte augmentation des factures relatives aux importations alimentaires pour certains pays. Selon Voice of America (VOA) Afrique, qui relaie également le communiqué du FMI, le nombre de Malawites confrontés à l’insécurité alimentaire a doublé et devrait atteindre 20 % de la population pour 2022-2023, en raison de la faible production agricole et de l’augmentation des prix des engrais et des semences.

“Pénurie de devises”

La flambée des factures alimentaires et énergétiques “a mis à rude épreuve les finances publiques du Malawi et entraîné des pénuries de devises”, indique également Bloomberg. La monnaie nationale, le kwacha malawite, a été dévaluée de 25 % par la Banque centrale du Malawi en mai dernier.

Le gouvernement affirme que les fonds alloués aideront également à remédier au manque de devises étrangères, qui a provoqué une pénurie de carburant dans le pays.

Le président, Lazarus Chakwera, a déclaré que son administration réorientait actuellement le système fiscal et monétaire pour parvenir à une croissance économique durable. Une volonté politique conforme aux préconisations du FMI qui en appelle dans son communiqué à une “discipline budgétaire, soutenue par un budget réaliste et un système de gestion des finances publiques amélioré”.

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