Chloroquine: Véran veut revoir les règles de prescription après la publication d'une étude

Paul Guyonnet
Olivier Véran veut revoir les règles de prescription de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine, a-t-il annoncé après la publication d'une étude niant l'efficacité du traitement contre le covid-19. 

SANTÉ - Effets immédiats. Vendredi 22 mai, la publication médicale de référence The Lancet a dévoilé une très large étude au sujet de l’utilité de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine face au coronavirus.

Une analyse qui explique, en résumé, après avoir étudié près de 100.000 malades du covid-19, que la chloroquine et son dérivé n’ont pas d’effet positif face au virus, et même au contraire qu’ils augmentent la possibilité de décès et d’arythmie cardiaque

Résultat: ce samedi 23 mai, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé sur Twitter qu’il avait saisi le Haut conseil de la Santé publique afin de revoir les règles dérogatoires de prescription du médicament. 

“J’ai saisi le HCSP pour qu’il l’analyse et me propose sous 48 heures une révision des règles dérogatoires de prescription”, a tweeté le ministre. 

Dans l’étude publiée par The Lancet, les chercheurs préconisaient de limiter la prescription des traitements controversés aux seuls essais cliniques et non plus au cas graves dans leur ensemble. Pour l’heure, en dehors de ces essais, la France a restreint l’usage de l’hydroxychloroquine à l’hôpital uniquement et seulement pour les cas graves sur décision collégiale des médecins. 

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, la molécule a connu une popularité extrêmement soudaine du fait de sa promotion par le professeur Didier Raoult. Pourtant, avant celle du Lancet, une étude chinoise et une autre française ont montré que le traitement n’avait pas d’effet significatif dans la lutte contre le covid-19. 

Retrouvez cet article sur le Huffington Post

Ce contenu peut également vous intéresser :