Chlordécone : l'Etat reconnu comme "premier responsable" de la pollution

La rédaction d'Allodocteurs.fr

L'Etat est "le premier responsable" de la pollution au chlordécone. C'est ce que conclut un rapport d'une commission d'enquête parlementaire présenté le 26 novembre 2019. Cet insecticide toxique, utilisé dans les cultures de bananes, a contaminé les sols de Guadeloupe et de Martinique pour des décennies.

Après six mois d'auditions sur ce qu'Emmanuel Macron a lui-même qualifié de "scandale environnemental", les membres de la commission d'enquête se sont réunis pour valider le rapport final avant la présentation en fin d’après-midi des conclusions par la députée Justine Benin (MoDem).

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Perturbateur endocrinien et cancérogène probable

La commission d'enquête parlementaire, présidée par le député PS de Martinique Serge Letchimy, était notamment chargée de mieux comprendre comment le chlordécone, un insecticide dangereux, perturbateur endocrinien et cancérogène probable, a pu être autorisé entre 1972 et 1993 dans les bananeraies des Antilles.

D'autant que sa toxicité et son pouvoir persistant dans l'environnement étaient connus depuis 1975, lorsque les Etats-Unis ont décidé de l'interdire, et "même avant", selon Justine Benin.

Près de 40 ans après, 95% des Guadeloupéens et 92% des Martiniquais sont aujourd'hui contaminés par le produit, selon Santé publique France. Cet insecticide possède par ailleurs des incidences sur (...)

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