La Chine va légiférer contre l’arnaque par téléphone ou par Internet

Caixin Zhoukan

Comment se fait-il que les arnaques par téléphone ou par Internet soient devenues la source du plus grand nombre de délits enregistrés en Chine ? À l’occasion de la promulgation d’une “Loi contre la tromperie par téléphone et par Internet”, qui doit prendre effet début décembre sur le continent chinois, le magazine économique Caixin consacrait la une de son édition du 12 septembre à ce phénomène : “La lutte contre les arnaques monte en puissance”.

L’hebdomadaire affirme en se fondant sur des sources policières que les autorités chinoises se sont saisies entre avril 2021 et juillet 2022 “de plus de 594 000 affaires de jeux en ligne illégaux et crimes associés”. En 2021, les autorités ont stoppé le transfert de 329 milliards de yuans (47 milliards d’euros) par des victimes d’arnaques. Selon un haut responsable de la police cité par le magazine, “80 % des affaires de tromperies par Internet sont actuellement multinationales”.

Un développement spectaculaire

Ces arnaques se multiplient depuis des années, à une vitesse croissante, note Caixin, qui rappelle qu’un accord de coopération avait été signé en 2009 avec Taïwan pour mettre fin à des cas de tromperie organisée par des groupes criminels sur l’île.

Mais cela n’a pas arrêté leur multiplication. En 2015, 59 000 cas étaient attestés par la police, pour plus de 22 milliards de yuans (3,1 milliards d’euros) de pertes. Les arnaques étaient alors toujours principalement élaborées à Taïwan, écrit l’hebdomadaire.

La situation a pris un nouveau tour en 2020. “Entre autres, du fait de la crise du Covid et du ralentissement économique, les cas se sont multipliés.” La lutte contre le crime a été rendue difficile par la restriction des déplacements. Cette année-là, la police a dénombré plus de 92 700 affaires, ayant provoqué pour 35,4 milliards de yuans (5 milliards d’euros) de pertes aux particuliers arnaqués. 32 200 affaires ont été résolues et 36 100 personnes, arrêtées. Cela représenterait 40 % de la criminalité en Chine.

La source des arnaques s’est déplacée

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