La Chine va donner un million de doses de son vaccin au Cambodge

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La Chine va envoyer un million de doses de son vaccin Sinovac au Cambodge, a affirmé ce samedi le Premier ministre cambodgien, alors que la campagne de vaccination avec CoronaVac vient de démarrer auprès des soignants en Turquie. Des annonces qui font suite aux critiques nées des résultats inférieurs à ceux annoncés, publiés il y a quelques jours au Brésil.

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Les pays amis premiers servis. Dans la géopolitique des vaccins chinois le Cambodge et la Turquie figurent en bonne place, mais aussi la Tanzanie, la Birmanie, l’Indonésie comme l’ensemble des pays visités ces derniers jours par le ministre des Affaires étrangères Wang Yi.

Le vaccin chinois est plus abordable et plus facilement transportable, répète Pékin depuis des semaines. Ce « cadeau » au Cambodge venant contrer les doutes nés des résultats mesurés au Brésil. Avec Hun Sen en super VRP de Sinovac : « Nous devons employer des vaccins qui ont déjà été utilisés sur les dirigeants chinois et des millions de personnes », a expliqué le Premier ministre cambodgien via son compte Facebook.

Aux arguments financiers et logistiques s’ajoutent désormais celui des capacités de production. Avalanche de chiffres dans les médias d’État : le géant pharmaceutique chinois Sinopharm s’est engagé à produire 1 milliard de doses cette année, rappelle la télévision centrale de Chine qui pointe également les efforts de 18 fabricants locaux pour être au rendez-vous de la vaccination de masse.

Enfin, argument de la sécurité : suite aux décès en Norvège de personnes âgées vaccinées par le concurrent Pfizer, des experts chinois appelent à suspendre l’utilisation des vaccins ARN, soutenant que les vaccins inactivés made in China sont plus sûrs. Une comparaison impossible, les vaccins chinois ne sont pour l’instant pas employés sur les plus de 59 ans.

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