Chine : le textile sinistré à Canton

À Canton (Chine), pour les ouvriers en quête d'emploi, même journalier, depuis trois mois, il n'y a de travail pour personne. "On n'a rien à faire. Je ne sais pas comment on va gagner notre vie", s'inquiète un ouvrier. "Après deux mois de confinement sans revenus, c'est ça qui nous attend. Ça me fend le cœur", déplore un autre ouvrier. Le nombre de chômeurs sous-évalué Le spectre du chômage hante la ville du sud du pays. Dans un quartier normalement bouillonnant, les magasins de textile sont quasiment tous fermés. Les petites mains du prêt-à-porter sont désœuvrées. Pour une propriétaire d'un atelier de broderie, la pandémie a plombé la demande mondiale. "Avant la crise, ça n'allait déjà pas fort. Mais là, c'est encore pire", constate-t-elle. Il faut survivre sans aide de l’Etat ni assurance chômage. Pour certains, c’est l’exode. Entre janvier et mars, six millions de Chinois ont perdu leur emploi officiellement. Mais pour beaucoup d'économistes, on frôlerait plus 80, voire 120 millions de chômeurs.