La Chine rapporte un premier cas humain de grippe aviaire H10N3

·2 min de lecture
En Chine, un premier cas humain de grippe aviaire H10N3 a été détecté dans l'est du pays, mais ce virus ne semble pas être en mesure de se transmettre entre les humains, selon les autorités.

En Chine, un premier cas mondial humain de grippe aviaire H10N3 a été confirmé. Cette pathologie frappe d’ordinaire les oiseaux, mais les autorités estiment que le risque d’épidémie est "extrêmement faible".

C'est une nouvelle venue de Chine dont nous nous serions bien passés. Ce mardi 1er juin, la Commission nationale de Santé (NHC) de Chine a annoncé avoir détecté un cas humain de grippe aviaire H10N3 dans la province de Jiangsu, dans l'est du pays. Il s'agit d'une première mondiale pour cette pathologie frappant habituellement les oiseaux, mais les autorités sanitaires chinoises tiennent à rassurer en soulignant que "le risque d'une épidémie est "extrêmement faible".

Aucun des cas contacts n'est contaminée

Le patient, un Chinois âgé de 41 ans, est hospitalisé depuis le 28 avril dernier après avoir contracté de la fièvre et d'autres symptômes. Un mois plus tard, le 28 mai, les médecins ont conclu qu’il était atteint de la grippe aviaire H10N3. "Le risque de diffusion à grande échelle [chez les humains] est extrêmement faible", a souligné le ministère de la Santé dans un communiqué, tout en précisant que le malade devrait bientôt sortir de l’hôpital. Si aucune précision sur les circonstances de la contamination n’a été fournie, les autorités sanitaires provinciales du Jiangsu ont testé l’ensemble des cas contacts et n’ont détecté aucune autre personne contaminée. 

Le ministère de la Santé chinois a indiqué que la grippe H10N3 n’avait "pas la capacité d’infecter les humains" et est "faiblement pathogène" chez les oiseaux et donc peu susceptible d’entraîner une maladie. Aucun autre cas humain de H10N3 n’avait été rapporté ailleurs dans le monde jusqu’à présent, indique le communiqué. 

Une analyse des données génétiques du virus nécessaire

Plusieurs souches de virus entraînant des grippes aviaires ont été découvertes en Chine chez des animaux, mais les épidémies massives parmi les humains sont rares. Deux autres souches de grippe aviaire, la H5N1 (entre 2003 et 2011) et la H7N9 (depuis 2013), ont donné lieu à des contaminations en Asie après des contacts directs avec les volailles infectées, mais les cas de transmission interhumaine restent très rares.

Environ 160 cas de H10N3 ont été signalés lors des 40 dernières années jusqu'en 2018, principalement chez des oiseaux sauvages ou des oiseaux aquatiques en Asie et dans certaines régions d'Amérique du Nord, mais aucun n'a été détecté chez les poulets jusqu'à présent, selon Filip Claes, coordinateur du laboratoire régional du Centre d'urgence pour les maladies animales transfrontières de l'ONU. Cité par Reuters, il a ajouté qu'une analyse des données génétiques du virus est nécessaire pour déterminer s'il ressemble à des virus plus anciens ou s'il s'agit d'un nouveau mélange de différents virus.

Ce contenu peut également vous intéresser :