Chine : parmi les remèdes proposés contre le coronavirus... un produit à base de bile d’ours

Photo d'illustration. / LOIC VENANCE / AFP

Révélée par une enquête d’une agence environnementale britannique, l'information révèle surtout l’éternelle ambivalence du gouvernement chinois face à la régulation du trafic d’espèces protégées.

C’est ce qu’on appelle ne pas savoir sur quel pied danser. Peu après l’irruption du SARS-CoV-2, et de l’épidémie de Covid-19 qui a suivi, la Chine avait décrété la fermeture des fameux wet markets ; ces marchés où s’échangent, parfois à prix d’or, les viandes et produits animaux les plus exotiques. Cette fermeture, tout comme lors de l’épisode du SARS en 2003, n’est que temporaire. Et elle ne s’accompagne pas d’une interdiction d’utilisation de ces mêmes ressources dans la Médecine Traditionnelle Chinoise (TCM).

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Le 23 mars dernier, l’agence britannique EIA (Environmental Investigation Agency), révélait dans une enquête que le gouvernement chinois avait inclus un produit contenant de la bile d’ours dans la liste des médicaments prescrits pour lutter contre le Covid-19. Ces injections, appelées Tan Re Qing, figurent sur le site de la Commission nationale de la santé – aux côtés d’autres remèdes issus de la TCM, et aussi de médicaments occidentaux.

Comme pour l’être humain, « la bile est sécrétée par le foie de l’ours et aide à la digestion, analyse une journaliste de National Geographic commentant l’enquête de l’EIA. Ce liquide contient des niveaux élevés d’acide ursodésoxycholique – également connu sous le nom d’ursodiol -, qui est cliniquement utilisé pour aider à dissoudre les calculs biliaires et à traiter d’autres maladies liées au foie. » Et de poursuivre : « L’acide ursodésoxycholique est disponible comme drogue de synthèse dans le monde entier depuis des décennies. »

L’affaire n’est pas nouvelle. La Médecine Traditionnelle Chinoise prête depuis des siècles les vertus curatives les plus folles à divers produits issus du trafic d’espèces animales – menacées ou non. Les fameux pangolins, (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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