Chine: de nouvelles règles de sécurité pour les investisseurs étrangers

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La Chine introduit de nouvelles règles de sécurité pour les investisseurs étrangers. Elles concernent les entreprises étrangères qui veulent investir dans les secteurs stratégiques comme la défense mais aussi l’agriculture ou l’énergie.

Depuis un an, l’empire du Milieu ouvre progressivement son marché aux investissements étrangers, indispensables pour le géant asiatique qui tente de relancer son économie affectée par la pandémie. Une loi garantit d’ailleurs un traitement équitable aux investisseurs étrangers en Chine. Dans ce contexte, le gouvernement veut s’assurer que ces investissements ne portent pas atteinte à la sécurité nationale.

L’agence chinoise de planification économique a ainsi annoncé que les investissements étrangers dans des industries liées au secteur militaire subiront automatiquement un examen approfondi. Les capitaux investis dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des transports, ou encore de l’internet seront aussi concernés.

Ils déclencheront une surveillance particulière de la part du gouvernement seulement s’ils impliquent l’acquisition de 50% d’une société chinoise, ou s’ils affectent significativement l’activité de ces secteurs. Pékin assure qu’il ne s’agit pas de mesures protectionnistes, mais seulement de règles qui sont déjà appliquées dans d’autres pays occidentaux comme aux États-Unis ou dans l’Union européenne. L’Agence de planification économique a expliqué que ces nouvelles règles entreront en vigueur le 18 janvier.

Négociations sur les investissements avec l’Union européenne

Vendredi, la Chine avait d’ailleurs annoncé que l’accord sur la protection des investissements que la Chine et l’Union européenne négocient depuis sept ans était « dans la dernière ligne droite », alors que les deux parties se sont donné pour objectif de conclure cette année. Lancées en novembre 2013, ces négociations visent à protéger mutuellement les investissements européens en Chine et chinois dans l’Union européenne. Les Européens, qui estiment avoir largement ouvert leur marché à Pékin, souhaitent voir leurs entreprises traitées de la même manière en Chine.

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