En Chine, les nerfs des parents d’élèves à l'épreuve du «zéro covid»

AP - Andy Wong

À l’approche de l’hiver, les restrictions sanitaires sont renforcées en Chine. Depuis ce mardi matin, les élèves sont de nouveau devant un écran à la maison. Les écoles du plus grand district de la capitale chinoise tiennent leurs cours en ligne jusqu’à la fin de la semaine.

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

« 1,2,3,4, dit l’écran, on lève les bras et on fléchit les genoux, en cadence. » Le sport, comme les autres cours, sont de nouveau enseignés via les écrans des ordinateurs de papa et maman pour les petits Pékinois ce mardi 8 novembre. Il y a d’abord eu un message « urgent » des professeurs prévenant les parents d’élèves de « garder (leurs) téléphones ouverts » en fin d’après-midi. Puis, il y a eu l’annonce de la fermeture des classes jusqu’à la fin de la semaine, avant nouvelle évaluation.

Yoyo sanitaire

Même si les chiffres des contaminations restent faibles comparés à la plupart des pays –plus de 5 000 nouvelles infections ont été rapportées lundi par les autorités sanitaires-, la Chine enregistre son plus grand nombre de nouveaux cas de Covid-19 depuis six mois. Les décisions parfois perçues comme arbitraires trahissent la fébrilité des comités locaux de prévention et de contrôle de l’épidémie.

Après l’annonce de la fermeture des classes hier, plusieurs écoles internationales, dont le Lycée Français ont finalement été informés d'un changement de décision un peu avant minuit. Ces établissements ont pu ouvrir en présentiel ce mardi midi, les autres écoles devraient rouvrir demain à Pékin. La pression des chancelleries avait déjà entraîné la fin de la séparation des familles lors des confinements à Shanghai au printemps dernier.


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