La Chine ne veut plus être la poubelle du monde et se lance dans la bataille de l'image

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Pour lutter contre la pollution, le pays diffuse une nouvelle propagande à l'attention de ses citoyens. C'est désormais officiel, la Chine n'importe plus les déchets des pays d'Europe et d'Amérique depuis le 1er janvier 2021. Cette décision avait été amorcée début 2018 lorsque la Chine a commencé à limiter progressivement les autorisations d'exporter sur son sol différents types de plastiques, de textiles, de rebus de bois ou d'acier, de papiers et de pièces automobiles. Jusqu'en 2017, les pays d'Europe envoyaient en Chine la moitié de ce que leurs industries rejetaient. Mais, à présent deuxième économie au monde, le pays ne voulait plus être le premier marché de recyclage qu'il a été pendant près de trente ans. C'est pour l'industrie internationale du traitement des déchets un tournant considérable. Couvercle sur la poubelle de la planète La Chine a commencé dans les années 1960 à traiter des déchets venus d'ailleurs. Après la catastrophe économique du Grand Bond en avant en 1959, suivie sept ans plus tard par la révolution culturelle, une misère profonde régnait en Chine populaire. À cette période, les ordures collectées à Hong Kong, alors colonie britannique, étaient déversées à sa frontière avec la Chine populaire. Quotidiennement, des camions chinois s'emparaient de tonnes d'ordures et les distribuaient jusqu'à Canton. Pendant plus d'une trentaine d'années, les possibilités de traiter les déchets de nombreux pays se sont considérablement développées en Chine. Des bateaux venus d'Europe ou d'Amérique apportaient dans les ports chinois toutes sortes de détritus qui étaient triés, recyclés en matières premières ou brûlés. Une main-d'œuvre chinoise nombreuse déchargeait ces cargos étrangers et en répartissait le contenu dans toutes sortes d'usines équipées de zones de triage et de fours. Les... Lire la suite sur Slate.fr.