La Chine a un milliard d’internautes mais également l’internet le plus surveillé et le plus censuré au monde

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Au sommaire de cette semaine de reprise pour notre REVUE DE PRESSE ASIE, surveillance et contrôle sur le net chinois mais aussi dans une école primaire chinoise, le retour du virus Nipah en Inde et enfin le coup d'envoi d'une campagne d'archéomalacologie sur des sites de l'ancienne civilisation de l'Indus.

Deux chiffres saisissants à retenir : un utilisateur d’internet sur cinq dans le monde est chinois et au sein d'une population de 1,5 milliard de personnes, il y a plus d'un milliard d’internautes ! Le web est devenu incontournable dans bien des aspects de la vie quotidienne en Chine. Et, explique le magazine en ligne , cette ubiquité va de pair avec le "système de censure le plus sophistiqué au monde" adossé à un système de protection complexe et multicouche baptisé "Grand Firewall" ou grand pare-feu. Il faut imaginer les briques de cette muraille informatique changeant constamment "au gré des caprices du gouvernement". D’une région ou d’un fournisseur d’accès à l’autre, les mécanismes de blocage s’exercent différemment.

En juin 2021, des chercheurs postaient sur la base de prépublications scientifiques la première évaluation pour sonder l’ampleur de la censure du nombre de sites étrangers bloqués par les autorités chinoises. Ils en arrivaient à un nombre assez modeste, soit 311.000 noms de domaines, soit . Et parmi ceux-ci près de 41.000 étaient inaccessibles... par erreur.

Google n'a jamais percé en Chine

L’internet chinois a connu des débuts bien différents avant d’évoluer vers plus de contrôle et de répression. L’envoi du 1er courriel en 1987 depuis un laboratoire d’informatique de Pékin vers une université allemande inaugure une décennie de liberté. Quand en 1994, le réseau national s’ouvre à l’extérieur, ce flot d’informations et de communications libres alarment les autorités. Les outils de contrôle se mettent progressivement en place. Google et sa version chinoise en font les frais, le moteur de recherche américain ne parviendra jamais à percer, jusqu’à être bloqué. Par la suite, réseaux sociaux occidentaux et médias rejoindront la liste des sites inaccessibles depuis le territoire chinois. En 2003, le pays se dote de son "grand Firewall".

L’arrivée de Xi Jinping au pouvoir marque une accélération du contrôle gouvernemental sur le web chinois. Alors que[...]

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