Quand la Chine met la pression sur des sénateurs français

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En début de semaine, le groupe d'amitié Sénat-Taïwan a reçu une lettre de l'ambassadeur de Chine à Paris, invitant ses membres à ne pas se rendre sur l'île cet été. Acte isolé ou tendance nouvelle de la Chine à s'immiscer jusqu'au parlement ? Entretien avec Alain Richard, sénateur LREM.

Marianne : Pouvez-vous nous présenter votre groupe d'échanges Sénat-Taiwan ? Son objectif, ses activités, quand par qui et pourquoi a-t-il été mis en place ?Alain Richard : Il fait partie des nombreux "groupes d'amitié", c'est-à-dire d'information mutuelle et d'échanges, constitués par les sénateurs et les députés dans chaque Assemblée en direction de très nombreux pays. Le nôtre est assez spécifique puisqu'il s'adresse à un territoire doté d'un statut international "infra-étatique". Les membres s'inscrivent librement après chaque renouvellement sénatorial. Quant à son activité, elle consiste essentiellement dans la recherche d'informations sur le pays partenaire, issues des médias ou des représentants diplomatiques, afin d'échanger sur les débats d'actualité qui concernent le pays. En outre, il peut y avoir un voyage par an, hors période de séances, pour un nombre restreint de membres (3 ou 4 généralement) mais à la condition qu'il y ait une visite de parlementaires prévue pour l'autre partie.Est-ce la première fois que vous recevez une lettre de la sorte de la part de l'ambassadeur de Chine ? C'est la première lettre de ce type que nous recevons depuis plusieurs années. Cette...

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