La Chine met à l’amende Didi, le «Uber chinois»

Après un an d’enquête, Didi Chuxing, le « Uber chinois » s’est vu infliger, jeudi 21 juillet, une amende de plus de 8,02 milliards de yuans, soit 1,16 milliard d’euros, par le régulateur chinois. Il a été condamné pour non-protection des données personnelles des utilisateurs et atteinte à la sécurité d’État.

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Voilà un an que les dirigeants du géant chinois du covoiturage s’attendaient à un tel coup de massue. Une partie d’entre eux devra d’ailleurs directement mettre la main au portefeuille, puisque le directeur général de Didi Chuxing, Cheng Wei, et son président Jean Liu devront chacun verser une amende d’un million de yuans (près de 145 000 euros).

Selon l’administration chinoise du cyberespace (CAC), la société a commis seize infractions, dont la collecte et le traitement illégal des données des utilisateurs. La plate-forme de commande de taxis et de VTC aurait ainsi pioché dans des données personnelles sur les téléphones portables qui, a priori, n’ont rien à voir avec une demande de transport. Douze millions de photos, plus de 150 millions d’adresses, ainsi que des données sur l’âge et même sur les relations familiales d’une partie de ses clients auraient ainsi été collectées illégalement, précise le communiqué du régulateur cité par le South China Morning Post.


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