Chine : une langue régionale utilisée pour critiquer le gouvernement

Le placement systématique des cas positifs en centres de quarantaine provoque le stress et l’exaspération de la population chinoise.   - Credit:JULIEN TAN / MAXPPP / Featurechina/MAXPPP
Le placement systématique des cas positifs en centres de quarantaine provoque le stress et l’exaspération de la population chinoise. - Credit:JULIEN TAN / MAXPPP / Featurechina/MAXPPP

Les habitants de Guangzhou expriment leur frustration dans une langue qui échappe à la censure après que leur ville est devenue l'épicentre d'une épidémie nationale de Covid, ce qui a entraîné de nouvelles mesures de confinement, rapporte CNN. « Nous avons dû procéder à un confinement en avril, puis à nouveau en novembre », a posté lundi un habitant sur Weibo, la version restreinte de Twitter en Chine, avant de critiquer ouvertement les autorités chinoises. « Le gouvernement ne nous aide pas financièrement. Pensez-vous que mon loyer ne coûte rien ? » a-t-il interrogé ironiquement. D'autres utilisateurs ont laissé des messages plus fleuris comme des « allez au diable », tandis que certains ont accusé les autorités de « dire des bêtises ».

Ces messages témoignent de la frustration croissante de la population à l'égard de l'implacable politique chinoise du « zéro Covid », qui recourt à des fermetures rapides, à des tests de masse, à une traque intensive des contacts et à des quarantaines pour éradiquer les infections dès qu'elles apparaissent, mais aussi parce qu'ils restent visibles. En temps normal, des critiques aussi virulentes des politiques gouvernementales sont rapidement supprimées par l'armée de censeurs du gouvernement, mais ces messages sont restés en ligne pendant des jours.

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