En Chine, Fang Fang, auteure de "Wuhan, ville close", est menacée : "Je ne peux plus publier quoi que ce soit"

franceinfo
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Âgée de 64 ans, issue d'une famille aisée d'intellectuels, Fang Fang est une romancière connue dans son pays, où elle a remporté en 2010 le plus prestigieux prix littéraire. Mais depuis son récit quotidien du confinement à Wuhan au début 2020, publié en France par les éditions Stock sous le titre Wuhan, ville close, elle est la cible des ultra-nationalistes chinois et mise à l'écart de la vie culturelle. "Je ne peux plus publier quoi que ce soit", dit-elle à franceinfo.

franceinfo : Votre journal de quarantaine, écrit en plein confinement à Wuhan, épicentre de la pandémie de Covid-19, a fait parler de lui dans le monde entier. Il vous vaut, depuis, des menaces sur internet, et une certaine forme de mise au ban. Pourquoi ?

Fang Fang : Je sais qui est à l’origine de ces attaques en ligne et pourquoi elles ont été lancées. Je trouve tout cela ridicule. De telles méthodes sont très proches de celles utilisées durant la Révolution culturelle, et elles correspondent exactement à ce que les ultra-nationalistes attendent. Ils n'ont de cesse que de pousser à une nouvelle révolution culturelle. Cette cyberviolence est scandaleuse, elle restera comme une honte dans l'Histoire. Comment aurais-je pu ne pas être en colère et ne pas être blessée alors que les officiels ont choisi de (...)

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