Chine et Pakistan discutent des "changements" en Afghanistan

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères Shah Mahmood Qureshi. Les chefs de la diplomatie chinoise et pakistanaise se sont entretenus mardi à Pékin des "changements" de la situation en Afghanistan, sans mentionner directement le retrait de milliers de soldats américains qu'envisagerait Donald Trump. /Photo prise le 15 décembre 2018/REUTERS/Mohammad Ismail (Reuters)

PEKIN (Reuters) - Les chefs de la diplomatie chinoise et pakistanaise se sont entretenus mardi à Pékin des "changements" de la situation en Afghanistan, sans mentionner directement le retrait de milliers de soldats américains qu'envisagerait Donald Trump.

La Chine, alliée du Pakistan, a renforcé ces derniers temps ses liens économiques et politiques avec Kaboul et use de son influence pour tenter de rapprocher Afghans et Pakistanais, aux relations historiquement empreintes de défiance.

Lors de leur rencontre à Pékin, le conseiller d'Etat Wang Yi, chef de la diplomatie chinoise, et le ministre pakistanais des Affaires étrangères Shah Mahmood Qureshi ont "eu une discussion approfondie sur les nouveaux changements de la situation en Afghanistan et ils sont parvenus à un large consensus", a dit le ministère chinois des Affaires étrangères.

"Les deux parties sont convaincues que les moyens militaires ne peuvent pas régler la question de l'Afghanistan. Le seul moyen réaliste est d'encourager une réconciliation politique", a encore indiqué le ministère.

Les deux pays n'ont pas mentionné directement l'hypothèse d'un retrait partiel des forces américaines déployées dans le pays, que ni la Maison blanche ni le Pentagone n'ont encore confirmé officiellement.

Selon deux responsables américains, Donald Trump envisage de rapatrier au moins 5.000 des 14.000 militaires américains qui se trouvent actuellement en Afghanistan, dans le cadre de l'opération de l'Otan "Resolute Support" et d'une mission antiterroriste principalement dirigée contre les djihadistes de l'Etat islamique et d'Al Qaïda.

(Ben Blanchard; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)