Chine : des documents révèlent l’ampleur de la répression contre les Ouïghours

© Ozan KOSE / AFP

La répression des minorités musulmanes dans la région du Xinjiang revient dans l'actualité cette semaine avec la visite en Chine, pour la première fois en près de vingt ans, de la Haute-Commissaire aux droits de l'Homme des Nations unies Michelle Bachelet. Une visite suivie de très près par la communauté internationale alors que de nouvelles révélations et des documents viennent d’être publiés. Ils jettent une lumière crue sur la situation des musulmans ouïghours au Xinjiang.

Des milliers de photos de prisonniers enchaînés, frappés et des documents montrent que la répression de la minorité musulmane ouïghoure au Xinjiang est ordonnée depuis le sommet de l’Etat. Ces révélations par un consortium de médias internationaux interviennent alors même que Michelle Bachelet est en Chine pour une visite de deux jours dans cette province où auraient été internés au moins un million de Ouïghours dans des camps de rééducation.

La Chine nie les accusations de répression des Ouïghours

La Chine continue de nier ces accusations et parle de centres de formation professionnelle destinés à combattre le radicalisme islamiste. Pour le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères il s’agit de rétablir la vérité : "Cette visite doit permettre de promouvoir les échanges et la coopération entre les deux parties", assure-t-il.

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Les Etats-Unis parlent d'un "génocide"

Pas encore de déclaration officielle de la représentante de l’ONU, les journalistes étrangers ne sont pas invités à la suivre sur place. Cette visite étant placée sous très haute surveillance. Ces révélations en tout cas font déjà réagir la communauté internationale comme l’Allemagne qui demande des éclaircissements et les Etats-Unis qui parlent de génocide. En janvier dernier, l’Assemblée nationale en France avait qualifié cette situation de crimes contre l’humanité.

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VIDÉO - Ouïghours : nouvelles révélations sur la machine répressive chinoise

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