La Chine critique la BBC, son conflit avec la Grande-Bretagne s'intensifie

par Gabriel Crossley
·2 min de lecture
LA CHINE CRITIQUE LA BBC, SON CONFLIT AVEC LA GRANDE-BRETAGNE S'INTENSIFIE

par Gabriel Crossley

PÉKIN (Reuters) - La BBC s'est retrouvée vendredi sous le feu des critiques des autorités chinoises et des réseaux sociaux en Chine à la suite de la révocation de la licence de la chaîne de télévision CGTN par l'autorité britannique de régulation des médias (Ofcom).

La Grande-Bretagne et la Chine se querellent depuis des mois sur les dossiers de Hong Kong, de Huawei ou du traitement des musulmans ouïgours dans la région chinoise du Xinjiang.

L'Ofcom a révoqué jeudi la licence de la chaîne de télévision China Global Television Network, après avoir conclu que le Parti communiste au pouvoir était le vrai responsable de la ligne éditoriale.

Quelques minutes plus tard, le ministère chinois des Affaires étrangères publiait une déclaration accusant la BBC d'avoir diffusé des "fake news" dans son reportage sur le Covid-19 et demandant des excuses pour la politisation de la pandémie.

"Je soupçonne fortement que la BBC a été étroitement incitée par les agences de renseignement des États-Unis et du Royaume-Uni. Elle est devenue un bastion de la guerre de l'opinion publique occidentale contre la Chine", a déclaré sur Twitter Hu Xijin, rédacteur en chef du quotidien Global Times soutenu par le Parti communiste.

De son côté, la BBC a déclaré que ses reportages étaient justes et impartiaux.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a averti que la Chine se réservait le droit d'apporter une "réponse nécessaire" quant à la décision de l'Ofcom.

Les émissions de la BBC, comme celles de la plupart des grands organes d'information occidentaux, sont bloquées en Chine.

Le journal britannique Telegraph a rapporté jeudi qu'au cours de l'année dernière, la Grande-Bretagne avait expulsé trois espions chinois qui vivaient dans le pays grâce à des visas de journaliste.

(Version française Anait Miridzhanian)