La Chine boycotte H&M, Nike et Uniqlo après leur engagement pris en faveur des Ouïghours

Sur les réseaux sociaux chinois, une vidéo d’une pancarte H&M en train d’être démontée dans la ville de Chengdu fait le buzz. Nike, H&M, ou encore Uniqlo et d’autres marques étrangères se retrouvent dans le viseur des autorités chinoises. En cause : le coton issu du Xinjiang, que plusieurs multinationales du prêt-à-porter ont choisi de boycotter, en raison du travail forcé des Ouïghours qui sévirait dans les champs de cette région de l’ouest de la Chine. Des centaines de milliers de membres de cette communauté musulmane y sont enfermés dans des camps dits de “rééducation”. La Chine nie le travail forcé La réaction de la Chine a été radicale : du jour au lendemain, les produits vendus par ces marques ont disparu des plateformes d’e-commerce. Des appels au boycott ont été relayés sur les réseaux sociaux et par des stars chinoises. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères n’a pas hésité, dans une conférence de presse, à rappeler le travail des esclaves noirs dans les champs de coton au début du XXe siècle aux États-Unis. Elle a nié le travail forcé dont le pays est accusé. “Les Chinois n’autoriseront plus les étrangers à profiter des largesses de la Chine tout en la critiquant”, a lancé Hua Chunying. Ces marques se retrouvent coincées entre un marché en pleine expansion et le désir d’éthique de leurs clients occidentaux.