La Chine annonce avoir refoulé un navire français dans le détroit de Taïwan

Le Parisien avec AFP
Pékin n’a pas précisé le nom du bâtiment intercepté mais la frégate Vendémiaire (ci-contre) attendue en Chine cette semaine n’est jamais arrivée

Le bâtiment français aurait pénétré dans les eaux territoriales chinoises sans autorisation.


Des navires de guerre chinois ont intercepté un bâtiment de la marine française le 7 avril dans le détroit de Taïwan, a annoncé Pékin ce jeudi. La Chine affirme avoir remis une protestation solennelle à Paris.

Le navire français a pénétré dans les eaux territoriales chinoises sans autorisation, a déclaré devant la presse le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Ren Guoqiang. Pékin considère Taïwan comme une île lui appartenant.

« L’armée chinoise a envoyé des bateaux de guerre conformément à la loi afin d’identifier le navire français et lui intimer l’ordre de partir », a déclaré le porte-parole.

La France défend « la liberté de navigation »

Ren Guoqiang n’a pas précisé le nom du bâtiment. Mais la frégate française Vendémiaire, qui était attendue cette semaine à Qingdao, sur la côte est de la Chine, n’est jamais arrivée. Cette frégate de surveillance devait participer à un défilé naval pour le 70e anniversaire de la marine chinoise. Paris n’a pas fourni d’explication pour ce changement de programme.

La France « réaffirme son attachement à la liberté de navigation, conformément au droit de la mer », a indiqué un membre de l’entourage de la ministre des Armées, Florence Parly. La Marine nationale française « transite en moyenne une fois par an dans le détroit de Taïwan, sans incident ni réaction », a précisé la même source.

La Chine considère Taïwan comme une partie de son territoire. L’île est cependant dirigée depuis 1945 par un régime rival qui s’y était réfugié après la prise du pouvoir par les communistes sur le continent en 1949, à l’issue de la guerre civile chinoise.

Déjà en février, la Chine avait protesté contre le passage d’un bâtiment américain dans le détroit, dénonçant une « provocation ».





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