Chine: 50 États, dont la France, dénoncent à l'ONU les violations des droits de l'Homme au Xinjiang

L'amphithéâtre de l'Assemblée générale de l'ONU le 25 septembre 2021 à New York. - KENA BETANCUR © 2019 AFP
L'amphithéâtre de l'Assemblée générale de l'ONU le 25 septembre 2021 à New York. - KENA BETANCUR © 2019 AFP

Cinquante États ont dénoncé lundi lors d'une commission de l'Assemblée générale de l'ONU les violations "graves et systématiques" des droits de l'Homme au Xinjiang, appelant la Chine à libérer "tous les individus arbitrairement privés de leur liberté" dans cette région.

"Nous sommes profondément inquiets de la situation des droits de l'Homme en République populaire de Chine, en particulier les violations des droits des Ouïghours et d'autres minorités principalement musulmanes au Xinjiang", ont déclaré ces pays dans un texte lu par le Canada lors d'une session de la troisième commission de l'Assemblée générale, spécialisée dans les droits humains.

Le sort des Ouïghours inquiète

Le Haut commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU a publié fin août un rapport qui évoque la possibilité de crime contre l'humanité commis contre les minorités du Xinjiang et en tout premier lieu les Ouïghours, évoquant des "preuves crédibles" de tortures et des violences sexuelles. Pékin rejette ces accusations, affirmant combattre le terrorisme et assurer le développement de la région.

"De telles violations graves et systématiques des droits humains ne peuvent pas être justifiés sur la base du contre-terrorisme", ont estimé lundi les 50 États, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, la France, l'Australie, Israël, la Turquie, le Guatemala ou encore la Somalie.

Ils ont appelé Pékin à "mettre en œuvre les recommandations" du Haut commissariat, ce qui inclut "de prendre des mesures rapides pour libérer tous les individus arbitrairement privés de leur liberté au Xinjiang et clarifier urgemment le sort" de personnes disparues.

Au regard de la "gravité" du rapport, "nous sommes inquiets du fait que la Chine ait jusqu'à présent refusé de discuter de ses conclusions", ont-ils ajouté.

Article original publié sur BFMTV.com