Chine et États-Unis, vers la coopération ou la confrontation ?

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Dans son livre « Le jour où la Chine va gagner », l’ancien ambassadeur de Singapour aux Nations Unis analyse la confrontation géopolitique actuelle des deux superpuissances, leurs forces et leurs faiblesses, leurs préjugés et leur état d’esprit, tout en plaidant pour la sauvegarde de la planète où sciences et technologies auront un rôle important à jouer. Pour le climat, l’énergie, l’eau…

Le jour où la Chine va gagner. La fin de la suprématie américaine, par Kishore Mahbubani, éditions Saint-Simon, mars 2021, 316 p., 23€

C’est un titre choc, affirmatif et tourné vers l’avenir - « Le jour où la Chine va gagner. La fin de la suprématie américaine », que la traduction française du livre de Kishore Mahbubani, ancien ambassadeur de Singapour aux Nations Unies, a adopté. En anglais, le titre concerne déjà le présent quoiqu’agrémenté d’un prudent point d’interrogation : « Has China won ? The chinese challenge to american primacy », autrement dit « La Chine a-t-elle gagné ? Le défi chinois face à la suprématie américaine ». Question majeure inspirée par le retour fracassant de la Chine sur le devant de la scène économique et par sa fameuse initiative de nouvelles routes de la soie (BRI, « Belt and road initiative »).

"Promouvoir une analyse lucide et rationnelle"

Il y a quelques jours, après les annonces du plan quinquennal chinois 2021-2025 à Pékin début mars 2021, sur les budgets et les orientations de la recherche chinoise. Il rappelait l’importance de "la guerre technologique" et la nécessité de coopérations bien pensées et surtout "auditées", afin de ne pas mettre en péril compétitivité des entreprises et sécurité nationale. Sur la relation de plus en plus conflictuelle (des "luttes acharnées" à prévoir) entre les deux superpuissances États-Unis – Chine, le diplomate Kishore Mahbubani a évidemment dû dresser un tableau beaucoup plus vaste, évoquant aussi bien le dollar que la Chine capitaliste, en passant par les droits de l’homme (lire encadré). Tout en promettant, en tant qu’enseignant pendant quinze ans à l’Institut de recherches asiatiques de l’Université nationale de Singapour, de "promouvoir une analyse lucide et rationnelle".

D’où l’intitulé audacieux des deux premiers chapitres : "La plus grande erreur stratégique de la Chine ; La plus grande erreur stratégique des États-Unis", où l’on retrouve décryptés mentalités (rester "la première économie[...]

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