Chine: à Shanghai, les autorités lèvent prudemment les restrictions

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S’agit-il d’un tournant dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19 à Shanghai ? Mercredi 20 avril, la ville a légèrement assoupli les restrictions mises en place pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Près de huit millions d'habitants sur les vingt-cinq millions peuvent désormais retourner travailler au bureau et à l’usine, voire aller faire enfin leurs courses. Mais plus de seize millions de Shanghaïens sont toujours bloqués dans leurs appartements.

Plus de douze millions de personnes peuvent ainsi techniquement sortir de chez elles, mais doivent rester dans l'enceinte de leur résidence ou de leur quartier, a précisé la mairie de Shanghai. Pour avoir ce droit, aucun cas de Covid-19 ne doit avoir été signalé au cours des quatorze derniers jours.

« Il y a une grande souffrance psychologique »

Parmi les personnes toujours confinées figurent une grande partie des Français qui résident dans la capitale économique du pays et qui sont de plus en plus frustrés. Une livraison de quelques légumes et un bout de viande pour toute une famille, parfois la porte d’entrée cadenassée, c’est un quotidien avec lequel doivent composer les 7 000 Français de Shanghai.

Mais selon Anne Genetet, députée de la onzième circonscription des Français de l’étranger, le pire, c'est l’incertitude : « Ils ne savent pas s’ils auront encore de quoi manger dans les jours qui viennent, ils ne savent pas comment leurs enfants vont pouvoir passer leur baccalauréat ou leurs examens de fin d’année. Et c’est cette incertitude qui est extrêmement difficile à vivre. Il y a une grande souffrance psychologique. »

Toujours impossible de voter

Souffrance psychologique, mais aussi frustration politique, car comme au premier tour de la présidentielle, les 4 500 Français inscrits sur les listes électorales ne pourront pas se rendre aux urnes ce dimanche, sauf changement de dernière minute. « Si nous nous retrouvons sans agents qui peuvent venir au consulat organiser et surveiller les élections, nous ne pourrons pas organiser les élections. Le vote par correspondance doit être inscrit dans le code électoral, ce n’est pas le cas pour le moment. Sur le plan du principe démocratique, je trouve cette inégalité face au vote profondément injuste. Mais il faut reconnaître qu’elle n’est pas de notre fait », ajoute l’élue.

Jusqu’à présent, les autorités locales se sont montrées intraitables. Pas question d’assouplir le confinement strict pour les électeurs français de Shanghai.

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