Chili: l'opposition veut destituer le président Piñera cité dans les Pandora Papers

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L'opposition chilienne a demandé ce mercredi 13 octobre 2021 au Parlement la destitution du président Sebastián Piñera pour la vente d'une compagnie minière par une entreprise détenue par ses enfants, une opération réalisée dans un paradis fiscal selon l'enquête internationale des Pandora Papers.

Le président Piñera a utilisé « sa fonction pour réaliser des affaires personnelles », a déclaré le député Tomas Hirsch en présentant cette requête devant la Chambre basse, première étape d'un processus de destitution qui pourrait durer plusieurs semaines.

Cette procédure, qui n'a selon le président « aucun fondement », vient s'ajouter à l'enquête pénale ouverte il y a cinq jours par le parquet dans la même affaire.

Le parquet chilien avait annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête contre le président Sebastian Piñera, qui clame sa « totale innocence ».

La Chambre des députés, contrôlée par l'opposition, doit maintenant décider si elle approuve ou si elle rejette l'accusation. Le vote doit avoir lieu la première semaine de novembre, ont précisé des sources parlementaires.

Une affaire close par la justice ?

Si la Chambre basse l'approuve, ce serait au tour du Sénat de se prononcer sur une destitution du président dont le second mandat s'achève le 11 mars 2022. Dans la Chambre haute le résultat pourrait se jouer à quelques voix dans un sens ou dans l'autre.

Sebastián Piñera, un des dirigeants politiques apparaissant dans les Pandora Papers, l'enquête divulguée par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), a démenti tout conflit d'intérêt dans la vente de la compagnie minière à un ami proche.

Le président de droite, un des hommes les plus riches du Chili, estime qu'il y a déjà eu en 2017 « une enquête approfondie du ministère public » et que c'est « une affaire close par la justice ».

Le parquet a toutefois fait valoir que les faits liés à la vente et à l'achat de la société minière « n'étaient pas expressément inclus » dans la décision de non-lieu de 2017.

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