Le Chili décrète la remilitarisation de la région mapuche

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Le gouvernement du président chilien Gabriel Boric a ordonné, le lundi 16 mai, le retour de l'armée dans la région de l'Araucanie, dans le sud du pays, face à la montée de la violence liée aux revendications territoriales des Indiens mapuche.

Le président Gabriel Boric avait promis de démilitariser l'Araucanie pendant sa campagne. Mais il se retrouve contraint de faire machine arrière, face notamment à la forte augmentation d'incendies criminels. Une solution à laquelle ne croient pas les représentants mapuche, comme Aucan Huilcaman, porte-parole de l'organisation mapuche le Conseil de toutes les Terres. « Il n'est pas un endroit au monde où l'armée et la police ont rétabli la paix, déclare-t-il au micro de Carlos Pizarro de RFI. Le Chili a une longue expérience de présence militaire.

« Dix-sept ans de dictature » sans résolution du conflit

« Il y a eu 17 ans de dictature au cours desquels le conflit Mapuche n'a pas été résolu. Le gouvernement de Sebastián Piñera a militarisé durant les six derniers mois de son mandat, et n'a rien résolu non plus. Donc après la militarisation, les tensions et les polémiques vont augmenter. Il y aura des réactions du peuple Mapuche de la région, et il est impossible de savoir de quel type de réactions il s'agira », souligne Aucan Huilcaman.

« Avancer vers la paix »

« Nous espérons avancer vers la paix, lance le porte-parole de l'organisation mapuche le Conseil de toutes les Terres, mais pour cela, nous avons besoin d'un agenda public clair, et nous ne voyons pas cela dans ce gouvernement. À cela s'ajoute le fait que la droite presse de militariser l'Araucanie, mais ce n'est pas comme cela qu'ils vont résoudre le conflit. En 140 ans, ils ne l'ont pas résolu par la force et la violence, et ce n'est pas maintenant qu'ils vont le résoudre dans un tel contexte. »

►À lire aussi : Chili: l’état d’exception déclaré dans deux régions au cœur des revendications mapuches

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