Chili: après le «non» à la nouvelle Constitution, les tractations commencent

A Chili, les électeurs ont dit « non » au projet de nouvelle Constitution avec une majorité claire de près de 62% des votants dans ce référendum où la participation était obligatoire. Le président Gabriel Boric a annoncé dimanche soir soir sa volonté de lancer « un nouveau processus constitutionnel ».

Le président de gauche Gabriel Boric a accepté la défaite, mais a appelé « toutes les forces politiques à se mettre d’accord aussi vite que possible sur les échéances et les paramètres pour un nouveau processus constitutionnel ». Il doit rencontrer ce lundi les présidents des deux chambres du Parlement, et dès hier a invité les partis politiques à venir discuter avec lui.

Cette décision des Chiliens et des chiliennes exige de nos institutions et de nos acteurs politiques que nous fassions davantage d’efforts, que nous travaillions avec plus de dialogue et de respect, pour arriver à une proposition de Constitution qui nous représente tous et qui nous unisse en tant que pays. Comme président de la République j’entends ce message et je le fais mien. Il faut écouter la voix du peuple. Les Chiliens et les Chiliennes exigent une autre opportunité pour nous rassembler. Je me compromets alors à construire, conjointement avec le Congrès et la société civile, un nouvel itinéraire constitutionnel qui puisse nous remettre un texte intégrant les apprentissages de ce processus et représentant la grande majorité de la population.

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