Le chiffre du jour. WeWork affiche des pertes colossales… pour séduire les investisseurs

Financial Times (Londres)
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Le géant déchu du coworking espère renouer avec les bénéfices et cherche 1 milliard de dollars auprès d’investisseurs. L’année 2020 a été catastrophique : ses bureaux partagés n’ont été occupés qu’à 42 %, et ses pertes ont atteint 3,2 milliards de dollars.

C’est l’histoire d’une descente aux enfers. Celle de l’entreprise américaine WeWork, qui reconnaît avoir “perdu 3,2 milliards de dollars l’an dernier” avec la pandémie et qui cherche 1 milliard de dollars de capitaux. Les documents destinés aux investisseurs, qu’a pu consulter le Financial Times, montrent que l’occupation des espaces du promoteur du coworking a chuté à 47 % à la fin de 2020, contre 72 % avant le début de la pandémie.

Et pourtant, la débâcle avait touché la société américaine de location de bureaux partagés avant la pandémie. En 2019, après l’échec cuisant de son introduction en Bourse, la société, au bord du défaut de paiement, avait accepté la prise de contrôle de SoftBank. Le conglomérat japonais lui avait prêté 5 milliards de dollars pour se refaire une santé.

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“Moulin à vent”

Sous le nom de code “Moulin à vent”, les documents pour les investisseurs indiquent que WeWork vise une valorisation de “9 milliards de dollars, dette comprise, par le biais d’une fusion avec une Spac” (Special Purpose Acquisition Company, société dédiée spécifiquement à une acquisition). Il s’agirait de BowX Acquisition Corp, une de ces “sociétés de chèque en blanc” qui a levé 420 millions de dollars en août et “compte parmi ses conseillers l’ancienne star du basket Shaquille O’Neal”,

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