Le chiffre du jour. Quand la City perd le marché des actions européennes

Financial Times (Londres)
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À sa réouverture post-Brexit lundi 4 janvier, la place financière londonienne a vu s’envoler la quasi-totalité des transactions européennes, soit 6 milliards d’euros. Amsterdam et Paris récupèrent l’essentiel des échanges.

Première conséquence financière d’importance du Brexit pour Londres : “près de 6 milliards d’euros de transactions de l’Union européenne ont été transférés” de la City dans d’autres capitales européennes lors du premier jour d’échanges de 2021, note le Financial Times.

L’accord commercial arraché de haute lutte la veille de Noël pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) au 1er janvier 2021 ne dit presque rien des services financiers. Résultat, Londres n’a donc plus accès, de manière automatique, aux opérations en euros. Dont acte, ont tranché les marchés. “La négociation d’actions comme celles de Santander, la Deutsche Bank et Total a été transférée sur les plates-formes [les marchés secondaires] de l’Union européenne ou est revenue sur des marchés primaires comme les Bourses de Madrid, Francfort et Paris – un changement brusque pour les investisseurs à Londres, habitués à acheter et vendre des actions en Europe sans restrictions de frontières”, souligne le quotidien financier britannique.

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“Quelle journée de folie”, commente le directeur d’Aquis Exchange, une plate-forme britannique de négociation d’actions européennes. “Rien n’est plus ardu que de déplacer des liquidités. Ce n’est pas le ‘big bang’, mais plutôt ‘Pouf, il n’y a plus rien’. La City a perdu sa part du marché européen.”

“Du jour au lendemain”

Même si ce marché n’est pas le plus lucratif pour la City, ce départ signifie des rentrées fiscales en baisse pour le gouvernement britannique, pointe le quotidien économique. CBOE Europe, une autre importante plate-

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