Voici les chiens qui ont l'espérance de vie la plus longue et ceux qui ont la plus courte

Les Bouledogues, Carlins et autres Chihuahua font partis des chiens les plus fragiles. (Photo: Fernando Trabanco Fotografía via Getty Images)
Les Bouledogues, Carlins et autres Chihuahua font partis des chiens les plus fragiles. (Photo: Fernando Trabanco Fotografía via Getty Images)

Les Bouledogues, Carlins et autres Chihuahua font partis des chiens les plus fragiles. (Photo: Fernando Trabanco Fotografía via Getty Images)

ANIMAUX - Quelle race de chien à l’espérance de vie la plus courte, ou la plus longue? En la matière, les 344 races de chiens domestiques recensées par la Fédération Cynologique, ne sont pas toutes logées à la même...Niche.

Publiée dans Scientific Reports le 28 avril, une étude britannique conduite par le Royal Veterinary College, a tenté de répondre à ces questions. Elle s’est notamment penchée sur les données de plus de 30.000 individus de 18 races différentes, morts entre le 1er janvier 2016 et le 30 juillet 2020. Leur origine provient de la base d’information Vetcompass, un système de surveillance de la santé des animaux de compagnies, qui détient des dossiers sur 20 millions de chiens.

De ces recherches, c’est bien le Jack Russel qui ressort gagnant. Son expérience de vie est la plus longue, avec une moyenne de 12,72 ans. Il est suivi du Yorkshire (12,54 ans) et du Border Collie (12,10 ans). À l’inverse, les Bouledogues français ont une espérance de vie limitée (4,53 ans), au même titre que leurs comparses anglais (7,39 ans) et américains (7,79 ans).

Papy Jack Russell et bouledogue de verre

À l’opposé du tableau on retrouve une star des canidés, le bouledogue français, qui dispose d’une espérance de vie de moins de 5 ans. Il est suivi par plusieurs races de chiens à la face écrasée (les brachycéphales): les bouledogues anglais, américains et le carlin. Tout comme le chihuahua, ces animaux ont une espérance de vie qui ne dépasse pas les huit années.

C’est ce que montre le graphique ci-dessous. Présentant le tableau de mortalité, il met en relation l’âge moyen au décès des chiens (ordonnées) et l’âge le plus précoce auquel il ne reste plus que 1,5 an de vie à l’animal (abscisses).

Tableau de mortalité regroupant les 18 espèces de chien étudiées. (Photo: Scientific Reports/Kendy Tzu-yun Teng)
Tableau de mortalité regroupant les 18 espèces de chien étudiées. (Photo: Scientific Reports/Kendy Tzu-yun Teng)

Tableau de mortalité regroupant les 18 espèces de chien étudiées. (Photo: Scientific Reports/Kendy Tzu-yun Teng)

À noter que les femelles canidés vivent en moyenne plus longtemps que les mâles. Par ailleurs, la stérilisation augmente de plus de 10% l’espérance de vie des individus.

Si cette étude traduit une tendance générale faisant que certaines races sont limitées à cause de leur fragilité (comme les bouledogues français), certains individus peuvent dépasser les estimations et avoir une vie plus ou moins longue. C’est notamment le cas pour le Chihuahua qui, bien que relativement fragile, peut parfois vivre jusqu’à près de 16 ans.

Des données difficilement exportables

Pour cette étude, les chercheurs ont utilisé une méthode jusque-là principalement utilisée chez les humains, le tableau de mortalité (que l’on retrouve plus haut). Il permet de fournir des informations et des déductions beaucoup plus détaillées qu’un résumé unique de l’âge moyen des décès.

Attention toutefois, ces chiffres sont difficilement applicables en France. En effet, il existe de nombreuses variations en fonction des gènes et du pays. Chacun établit la durée de vie de chaque espèce de canidé domestique dont il est le “propriétaire” (comme l’épagneul breton en France). De précédentes études démontrent par exemple qu’un Golden Retriever vit en moyenne 14,1 ans au Japon et seulement 10,5 ans au Danemark.

Utile pour les propriétaires et vétérinaires, mais pas que...

L’objectif de ces travaux est selon les auteurs de permettre “une meilleure compréhension de l’espérance de vie à différents âges au sein de la population des chiens de compagnie du Royaume-Uni” dans le but “d’améliorer le bien-être et la gestion de la santé des chiens”.

C’est notamment ce qu’explique pour France Inter Benoit Hedan, vétérinaire et ingénieur de recherche au CNRS à l’Institut de Génétique et Développement de Rennes: “Il est possible, pour le propriétaire et vétérinaire, de connaître le risque ‘moyen’ de survie du chien en fonction de son âge et cela peut influencer sur le choix d’adopter un chien de telle ou telle race ou de planifier une opération ou non”.

Il est également possible d’y voir une utilité pour les mutuelles canines. Ce type de données pourrait en effet conduire à la création d’une grille de tarifs différenciés. Le système serait ainsi similaire à ce que l’on retrouve chez l’homme dans les systèmes de santé privé, ou ces données sont reprises pour calculer et anticiper les coûts d’hospitalisation, entre autres.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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