Chiara Mastroianni, bluffante femme infidèle, touchante et drôle, dans "Chambre 212" de Christophe Honoré

Lorenzo Ciavarini Azzi

Richard (Benjamin Biolay), bientôt 50 ans, vient de découvrir que sa femme Marie a une liaison. Stupeur, déception, grosse remise en question, pour lui. Pour elle (Chiara Mastroianni), l’étonnement est plutôt de voir son mari aussi peiné : les relations extra-conjugales n’aident-elles pas plutôt à consolider un couple ? Il faut se rendre à l’évidence, "deux et deux font quatre", lance-t-elle. Comprenne qui pourra. Pour Marie, la crise viendra peu après. Une fois installée, la nuit même, dans une chambre d’hôtel. Juste en face de chez elle, avec vue plongeante sur son appartement, son mari, sa vie passée.

A la manière d’un Woody Allen

Chambre 212, treizième film de Christophe Honoré, est une sorte de bilan d’étape de la vie amoureuse de Marie et de son couple. Auquel s’invitent, par le miracle du cinéma, des témoins d’hier et d’aujourd’hui : un jeune homme séduisant, qui n’est autre que son mari quand il avait vingt ans, une femme, premier amour de Richard, plusieurs anciens amants, et même sa mère décédée…


Sur les notes de Scarlatti ou de Charles Aznavour, le théâtre de la vie de Marie se remplit à vue d’œil. A la manière d’un film de Woody Allen, auquel Christophe Honoré rend un joli hommage, avec même un remerciement au générique de fin, Chambre 212 (...)

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