Chez les enfants, le harcèlement est corrélé à la sédentarité

Julien Hernandez, Rédacteur scientifique
·2 min de lecture

Plus d'un adolescent sur trois serait victime de harcèlement. Un peu moins de un sur cinq subirait du cyber-harcèlement. Le harcèlement se définit comme le processus par lequel un individu est exposé de façon répétée et à travers le temps à des actions intentionnelles nuisibles ou négatives de la part d'autres individus.

Selon les Centres de prévention et de contrôle des maladies américains (CDC : Centers for Disease Control and Prevention), le harcèlement impacte négativement la réussite scolaire des enfants, leur sommeil et accroît la dépression, leur sensation de solitude, d'anxiété et leurs envies suicidaires. C'est donc à la fois un problème social et de santé publique majeur. Outre ces dégâts déjà colossaux, la pratique d'une activité physique serait également considérablement entravée par le harcèlement selon une nouvelle méta-analyse publiée dans International Journal of Behavior and Physical Activity.

Un cercle vicieux

En regroupant dix-huit études transversales incluant près de 400.000 adolescents, les chercheurs ont pu déterminer si le harcèlement était corrélé au niveau d'activité physique. Ils ont constaté que les enfants qui étaient victimes de harcèlement étaient plus susceptibles de ne pas suivre les recommandations en matière d'activité physique et plus enclins à adopter de façon excessive des comportements sédentaires.

Plus de comportements sédentaires chez les enfants victimes de harcèlement. © Lars Plougmann, Adobe Stock
Plus de comportements sédentaires chez les enfants victimes de harcèlement. © Lars Plougmann, Adobe Stock

Plusieurs explications sont possibles pour interpréter ces résultats : le harcèlement survient lors d'activités qui sont moins sous la surveillance des adultes, et les jeux et l'activité physique en font partie ; les enfants qui ont des problèmes de motricité peuvent souffrir de harcèlement à cause de ces problèmes et, dans le même temps, ne pas pratiquer d'activité physique à cause de ces derniers. Ici, l'activité physique et le harcèlement seraient reliés à ce que l'on appelle un facteur de confusion qui influence les deux...

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