À Saint-Denis, le sentiment d'insécurité pourrait faire basculer la mairie, communiste depuis 100 ans

Simon Le Baron

Troisième ville d’Île-de-France avec plus de 110 000 habitants, derrière Paris et Boulogne-Billancourt, Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis est aussi l’un des tout derniers grands bastions rouge de France. Mais le maire sortant, Laurent Russier, est en ballottage défavorable et après plus d’un siècle d’histoire communiste quasiment sans interruption, la ville pourrait passer aux mains des socialistes.

Sur le marché, à deux pas de la mairie, le candidat PS, Mathieu Hanotin, déambule au milieu des habitants. Battu d’extrême justesse en 2014 par son adversaire communiste, l’ancien député frondeur de François Hollande espère ne pas revivre la même désillusion. ''J'ai perdu à 180 voix parce qu'il y a plein de gens qui ne sont pas allés voter, indique-t-il. À 49,5% ! Et quand on en a marre, souvent ce qu'on fait, c'est qu'on ne vote pas.''

Le candidat PS veut armer la police municipale

Pour cela, il compte sur son bon résultat du premier tour, 35%, soit onze points devant le maire sortant et sur une forme de dégagisme attendue par une partie des habitants. La sécurité est au cœur de la campagne socialiste : ''Et la qualité de vie dans la rue, c'est comment, aujourd'hui ?'', demande-t-il à une habitante. ''C'est désastreux, lui répond-elle. (...)

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