Chez Deliveroo, des «bikers» qui refusent de pédaler dans la semoule

Libération.fr

Horaires et rémunération de plus en plus contraints, absence d’interlocuteurs, ruptures sauvages de contrats… Des coursiers dénoncent les pratiques de la start-up de livraison qui leur demande de se déclarer autoentrepreneurs tout en les soumettant aux obligations du salariat.

Equipés de leur blouson gris et vert et de leur sac réfrigéré, ils sont plus de 7 000 à pédaler dans les villes de France pour livrer des repas. Reconnaissables de loin, les bikers de Deliveroo ne sont pas pour autant salariés de la plateforme : ils sont auto-entrepreneurs. Etudiants pour plus de la moitié, ils peuvent organiser leur emploi du temps comme ils le souhaitent, en réservant des créneaux horaires une à trois semaines à l’avance. En échange, ils cotisent au Régime social des indépendants et renoncent aux congés payés. Jusqu’à maintenant, le deal fonctionnait plutôt bien. Mais depuis quelques mois, le mécontentement des livreurs augmente. A Paris, le Clap (Collectif des livreurs autonomes) a participé aux manifestations du 22 avril et du 1er mai pour dénoncer les conditions de travail. A Marseille, début avril, un groupe de coursiers a carrément «désactivé» l’application, refusant de prendre les commandes.

«On l’a fait sur un coup de tête,explique l’un des organisateurs de la grève marseillaise. On s’est organisés via une discussion sur Telegram.» Ce sont les nouvelles rémunérations prévues par Deliveroo qui ont déclenché cette colère. Jusqu’à fin mars, les cyclistes avaient la garantie d’être payés dès qu’ils se plaçaient sur un créneau horaire, même s’ils n’avaient pas de commande. En décembre, ils touchaient ces garanties le jeudi, vendredi, samedi soir et le dimanche, de midi à 15 heures, et de 19 heures à 22 heures. En mai, changement de programme : ne reste plus qu’une garantie raccourcie le dimanche, de 20 heures à 22 heures. A Marseille, des responsables sont venus rencontrer les grévistes pour une première prise de contact. Bilan : la plateforme promet d’ouvrir moins de (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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