Chevaux : ce que l'on sait des cas de rhinopneumonie en France

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En février 2021, une compétition équestre qui s'est tenue à Valence, en Espagne, a provoqué un énorme foyer épidémique lié à une circulation de l'herpèsvirus équin de type 1. Mais la situation est loin d'être catastrophique en France.

Une épidémie de rhinopneumonie chez les chevaux est largement évoquée dans les médias. Mais le Dr Christel Marcillaud-Pitel, vétérinaire et manager du Réseau d'épidémio-surveillance en pathologie équine (Respe), se veut rassurante : "nous pouvons éventuellement parler d'une épidémie au niveau européen mais en France nous ne sommes pas en situation d'épidémie".

Un virus extrêmement contagieux

L’herpèsvirus équin de type 1 (HVE 1) aussi couramment appelé virus de la rhinopneumonie, est extrêmement contagieux, se transmettant d'un cheval à l'autre par les aérosols sur plus de cinq mètres, notamment par la toux, mais aussi de manière indirecte par contact avec des surfaces souillées. Il n'est cependant pas transmissible à l'Homme, bien que l'on puisse servir de vecteur par exemple par des mains souillées. "Le virus ayant la faculté de rester en sommeil dans l’organisme, on peut observer la réactivation de ce virus à la faveur d’un stress ou d’autres éléments déclencheurs comme certains traitements", explique sur son site . Par ailleurs, l'HVE 1 est une cause majeure d'avortement pour les juments infectées. Le placenta mais aussi les sécrétions vaginales post avortement sont également contaminants. Le virus peut aussi conduire l'animal à développer une forme respiratoire, la forme la plus répandue (avec hyperthermie, écoulement anormal au niveau des orifices naseaux, larmoiements et toux sèche) qui touche plutôt les jeunes chevaux. Une autre forme clinique est celle dite nerveuse (léger trouble de la locomotion, paralysie, fièvre, ataxie, incontinence urinaire), la plus sévère mais également la plus rare. Le temps de récupération est très variable d'un animal à l'autre. D'ailleurs cette maladie virale peut se révéler mortelle lors de certaines formes nerveuses. Pour freiner sa circulation, des mesures de prévention existent (par exemple, l'isolement d'un cheval malade) ainsi qu'un vaccin. "Ce qui est dommage c'est que ce dernier ne soit pas plus répandu", regrette le Dr[...]

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