Les chevaux sont-ils des accessoires de sport ?

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Peut-on continuer à utiliser des chevaux dans le sport, et à quelles conditions ? Cette question éthique a resurgi suite à l'épreuve d'équitation de la compétition de pentathlon moderne aux jeux Olympiques de Tokyo. La presse allemande revient sur cet épisode alors qu'une plainte vient d'être déposée par l'Association pour le bien-être des animaux.

Suite à une plainte déposée par l'Association allemande de protection des animaux, le bureau du procureur de Potsdam a lancé début octobre 2021 une enquête contre la pentathlète moderne Annika Schleu et son entraîneure Kim Raisner. L'athlète allemande est accusée de cruauté envers les animaux et Kim Raisner de complicité, en raison de leur comportement pendant l'épreuve de compétition équestre lors des jeux Olympiques de cet été : le cheval qui lui avait été attribué par tirage au sort refusant de sauter plusieurs obstacles, la cavalière, encouragée par sa coach, ne s'était pas contentée de lui donner de multiples coups d'éperon dans les flancs, mais l'avait aussi frappé à 11 reprises avec sa cravache.
Le revient sur ce triste épisode ternissant l'image du sport équestre pour démontrer le rapport ambigu que les humains entretiennent avec les animaux, même ceux dont ils s'affirment les plus proches. Est-il en effet justifié d'exiger d'un animal des performances dans le seul but de remporter une médaille ? Plus largement, le "drame de Tokyo" ne met pas seulement en lumière le cruel manque d'empathie d'une cavalière mal préparée, il soulève la question éthique de l'utilisation des animaux dans le sport, envisagés comme de simples accessoires.

Pourtant, depuis la création du pentathlon moderne et l'inscription des disciplines équestres classiques (saut d'obstacles et dressage) au programme des jeux Olympiques de 1912, le regard de la société sur les chevaux a complètement changé. Pour un grand nombre de personnes, ils sont devenus, au même titre que les chiens et les chats, des compagnons et des partenaires auquel respect est dû. Ce respect est nommément consigné dans la juridiction allemande puisque la loi sur la protection des animaux stipule que "nul ne peut infliger de douleur, de souffrance ou de dommage à un animal sans motif raisonnable" et que le code civil précise que les animaux ne sont pas des choses et ne peuvent être traités comme telles.

Le geste de la [...]

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