La cherté de la vie en Tunisie génère des tensions sociales

En Tunisie, la situation économique délicate que traverse le pays, fortement endetté, donne lieu à des scènes de mécontentement grandissant de la population ces derniers jours. Des manifestations nocturnes et des affrontements avec la police ont aussi éclaté. Le ministre des Affaires sociales tunisien s’est déplacé sur place lundi 26 septembre pour tenter d’apaiser la situation.

Avec notre correspondante à Tunis, Amira Souilem

La cité Ettadhamen est le quartier déshérité de Tunis qui sert de baromètre du mécontentement social en Tunisie. Et ces jours-ci, autant dire qu'elle bouillonne. « Travail, liberté et dignité » et autres slogans de la révolution de 2011 résonnent à nouveau dans ce faubourg de la capitale tunisienne où s’entassent ouvriers journaliers, chômeurs ou encore jeunes sortis du système scolaire.

Alors que l’inflation atteint des records dans le pays, 8,6% le mois dernier et que des pénuries de denrées de base se font ressentir, les habitants de ce quartier, mais aussi d’autres banlieues de Tunis, ont tenu à faire entendre leur mécontentement. Rues bloquées, pneus incendiés et répliques de lacrymogènes de la part de la police. Le mouvement, sporadique pour le moment, est pourtant révélateur des tensions sociales que connaît la Tunisie. Surendetté, le pays est actuellement en pleines tractations avec le FMI pour obtenir de nouveaux prêts.

Peu optimiste sur les mois à venir, le secrétaire général du principal syndicat du pays affirme que des jours « très difficiles » attendent les Tunisiens. Les manifestants, eux, ont prévu de poursuivre leur mouvement dans les jours à venir.


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