Le chercheur Antoine Bondaz, insulté par l'ambassade chinoise à Paris : "Pékin nous fait passer un test"

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L'ambassade de Chine à Paris se lâche contre Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Vendredi, sur Twitter, elle a traité ce spécialiste de l'Asie de "petite frappe" après qu'il a dénoncé des pressions chinoises sur des parlementaires français souhaitant se rendre à Taïwan. Puis elle l'a qualifié de "troll idéologique" dans un communiqué publié dimanche, lui reprochant d'être pro-taïwanais. Le chercheur revient sur ces insultes et leur objectif.

Pourquoi êtes-vous pris pour cible par l'ambassade chinoise en France?
Parce que je suis relativement médiatique, je suis très présent sur les réseaux et je m'y exprime, ce qui fait que c'est plus facile de contre argumenter. Je suis un des rares à leur rentrer dedans, à rappeler qu'on n'a pas à se taire, qu'on a aussi des arguments et qu'ils n'imposeront pas leurs éléments de langage. J'aimerais simplement qu'on puisse débattre de la Chine comme on le fait sur n'importe quel sujet. 

Est-ce la preuve que la diplomatie chinoise s'est durcie ou est-ce un cas isolé?
C'est vraiment lié à l'ambassadeur Lu Shaye. Certes, il y a des éléments de langage du gouvernement chinois qui sont plus offensifs qu'avant, mais l'ambassadeur en France est singulier. Il amplifie considérablement la dynamique chinoise. Il se différencie de ses collègues chinois, notamment en Europe, en étant extrêmement agressif, en attaquant les journalistes, les élus et désormais les chercheurs.  Et il n'y a aucun répondant face à ça...


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