«Cher trésor adoré…» Quand les lettres des Poilus étaient publiées dans la presse

Aurélie Rossignol
Certaines correspondances se sont montrées très poétiques, et coquines !

La Bibliothèque nationale de France partage avec Le Parisien quelques échanges représentatifs de l’état d’esprit des soldats à la veille du centenaire de l’armistice de la Grande Guerre.


Quatre ans d’horreur, de visions macabres et de sang qui coule. Mais aussi des heures à attendre dans les tranchées, des moments d’ennuis, de doutes, puis de réconfort au moment de lire les mots de sa bien-aimée, son frère ou sa marraine. Certains soldats de la Première Guerre mondiale se sont même montrés poètes dans la douleur, au moment de partager leurs pensées avec leurs proches. Leurs essais, ceux qui n’étaient pas censurés, se sont souvent retrouvés dans la presse de l’époque, comme une chronique de la Grande Guerre, vue de l’intérieur.

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A la veille de la célébration du centenaire de l’armistice, la Bibliothèque nationale de France (BNF) nous ouvre ses archives afin de picorer dans ces écrits d’où jaillissaient parfois l’espoir, l’amour et l’humour !

« Lorsque tu reviendras, je te gâterai de caresses… »

« C’est vêtu comme un ours […] ça attend sa marmite […] C’est informe, innommable et souvent plein de poux. C’est un poilu, madame… et c’est votre époux ! » Ce 18 août 1916, le journal Le Radical publie en brève ces quelques lignes d’un homme à qui le front n’a visiblement pas enlevé sa taquinerie.


Tout comme celui-là, un certain Paquito, dont la lettre à sa douce - en colère - est publiée dans Le XIXe siècle : « Chère petite femme, ta dernière lettre m’apprend que la Censure a mis le nez dans ta correspondance et je crois deviner, à te lire, combien tu es ennuyée de cet accident et péniblement surprise de voir ainsi violer notre intimité et nos tendres secrets… Hélas, Mienne chérie, […] c’est la guerre ! Il n’y a plus à s’étonner de rien », écrit d’abord le soldat, qui poursuit en imaginant, avec humour, que le censeur est peut-être un ecclésiastique choqué de leurs manifestations de tendresse… Et d’en conclure (...)

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