La chenille qui veut se faire aussi effrayante qu’une tarentule

Au premier coup d’œil, vous pourriez bien croire avoir affaire à une tarentule et pas n’importe laquelle. Certainement la plus répugnante d’entre elles. Mais à y regarder de plus près — oui, même vous, les arachnophobes —, c’est bel et bien une chenille que vous allez découvrir. Une chenille qui mérite d’être connue, en plus parce qu’elle n’est vraiment pas du tout comme les autres.

Cette chenille fait partie de la famille des Limacodidae. Une famille que l’on trouve un peu partout dans le monde. Et pour cause : il en existe au moins 1.800 espèces. Une famille, surtout, qui tient son nom de la drôle de forme de ces larves. Elles ressemblent à des limaces. Elles sont très aplaties et elles ont des ventouses. Elles se déplacent en ondulant plutôt qu'en utilisant leurs fausses pattes. Pour cela, elles comptent même sur une sorte de lubrifiant, une soie liquéfiée.

Une stratégie de défense

Dans la famille des Limacodidae, beaucoup de chenilles sont vertes et lisses. Mais certaines, comme Phobetron hipparchia — que l’on appelle parfois aussi « chenille de la limace de singe » — présentent un corps hérissé de tubercules. Comme autant de pattes d’araignées. Elles sont couvertes de poils qui peuvent être urticants et même causer des douleurs assez intenses si on les touche.

La question qui se pose, c’est : pourquoi cette chenille veut-elle se faire aussi effrayante qu’une tarentule ? Se donner l’apparence d’une qualité qu’elle n’a pas vraiment ? Peut-être pour une raison un peu plus noble que celle de la grenouille de la fable de La Fontaine qui voulait se faire aussi grosse qu’un bœuf. Parce que Phobetron hipparchia espère tout simplement ainsi faciliter sa survie. Échapper à des badauds mal intentionnés en se déguisant elle-même en un redoutable prédateur.

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