Les chefs religieux et traditionnels invités à lutter contre l’excision et les mariages d’enfants en Afrique

franceinfo avec AFP
Un premier sommet africain sur l’excision et les mariages d’enfants révèle que des pays tels la Somalie, la Guinée, Djibouti et le Mali continuent de résister à l’éradication de ces deux fléaux du continent.

Les jeunes filles et les chefs religieux doivent jouer un rôle central pour l'élimination des mutilations génitales féminines (MGF) et des mariages précoces, qui touchent des millions d'enfants en Afrique. Telle est une des conclusions du colloque international de trois jours ouvert le 16 juin 2019 à Dakar par Aminata Touré, présidente du conseil économique, social et environnemental sénégalais.

Les chefs religieux ou traditionnels sont invités à "renforcer le dialogue au sein de leurs communautés religieuses pour remettre en cause les idées reçues de longue date selon lesquelles les mariages d'enfants et les MGF sont des pratiques acceptables", indique la déclaration finale adoptée le 18 juin à l'issue de ce "premier sommet africain" organisé par le Sénégal, la Gambie et l'ONG Safe Hands for Girls.

"Une atteinte physique à l'intégrité des femmes"

Les mutilations génitales, pratiquées en général avant sept ans, "constituent un danger et une atteinte à l'intégrité physique des femmes", a déclaré à l'AFP l'imam sénégalais Abdou Aziz Kane, en marge de cette conférence ayant rassemblé quelque 500 membres d'ONG, d'associations de victimes et responsables gouvernementaux d'une dizaine de pays et d'institutions internationales comme la Banque mondiale. "Les prêcheurs (...)

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